Biographie

L’entrée de Pape et Cheikh dans le monde du show biz en 2001, résonna aussi fort que « Yaatal Gèew » le titre phare de leur premier album « Yaakaar », qui pendant des mois fut une hymne à l’union des coeurs dans un pays en pleine mutation politique et sociale.

Depuis leur tendre enfance, Pape et Cheikh ont baigné dans une atmosphère remplie de mélodies et de rythmes sérères, wolof, manding, dans laquelle ils se nourrirent pour donner une identité à leur musique. Ensemble ouséparément, ils s’essayèrent à tous les genres avant de définitivement opter pour le folk. Mais dans un pays ou le mbalax est roi, la musique acoustique qu’ils avaient opté de faire avait peu de chance d’émerger.

C’était sans compter sur la pugnacité qui est le ciment de leur complicité. Au fil des multiples expériences glanées çà et là, ils apprirent à vivre dans l’humilité malgré les épreuves, en gardant l’espoir que la réussite est au bout de l’effort.

Mais il était écrit que Pape et Cheikh n’allaient passer par la porte de la gloire qu’en janvier 2001. Cette entrée est, pour les mélomanes assoiffés de sonorités plus raffinées et moins éphémères, synonyme d’une véritable révélation. Le folk venait de retrouver ses princes.
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Les deux folk singers essaient de consolider les acquis qu’ils doivent à la pertinence de leur discours et à l’originalité de leur musique. Ces artistes manient aussi bien la morale que la satire.

Dans les morceaux intitulés « Yaay » et « So leen ma yaroon », ils mettent l’accent sur la place de l’éducation et de la bénédiction des parents dans la réussite sociale de l’individu. « Pelipeng » est une mise garde à l’endroit des femmes frivoles et mesquines dont le physique est le seul argument. La complexité de la vie à deux est évoquée à travers « Lonkotina » et « Hey yaw ».

Après le succès de « Yaatal géew », sorti dans un contexte électoral, le duo ne pouvait manquer de s’intéresser à nouveau à l’arène politique. Dans « Travailler », ils reprennent les slogans à la mode dans le pays. Le duo, qui demandait aux pêcheurs de voix d’éviter de « faire tanguer la pirogue », appelle ici les citoyens à embarquer dans le bateau du « Sénégal qui gagne ».

Au plan musical, Pape et Cheikh ont évolué dans cet album vers un son plus électrique. L’intervention de la batterie, le jeu de la basse et les divers effets inscrivent ce produit dans la mouvance de la Wolrd music. L’arrangeur Mac Fallows affiche également un certain penchant pour le rock.

Cette ouverture est certainement dictée par l’ambition de se positionner sur le marché international. Pape et Cheikh, qui ont signé avec « Real Wolrd », le label du musicien britannique Peter Gabriel, pour un CD, visent, après avoir convaincu les mélomanes sénégalais, le public occidental. (de ausenegal.com)

Pape & Cheikh en première partie de   Tracy Chapman

Les Sénégalais Pape & Cheikh, remarqués par le jury du Prix RFI Musiques du Monde 2002 où ils étaient finalistes, viennent de sortir leur premier album chez Real World. Ils assureront la première partie des concerts de la tournée européenne de la chanteuse américaine Tracy Chapman.

En France, les concerts auront lieu :
Lundi 3 et mardi 4 février au Grand Rex, à Paris ;
Jeudi 6 février à la Halle Tony Garnier, à Lyon ;
Vendredi 7 février au Dôme de Marseille ;
Dimanche 9 février au Palais Nikaia de Nice ; et
Samedi 22 février au Palais des Congrès de Strasbourg.

En 1997, s’inspirant des célèbres duos occidentaux tels que les Everly Brothers ou Simon & Garfunkel, les Sénégalais Pape & Cheikh forment un duo. En 1999, ils signent sur le label de Youssou N’Dour, Jololi, et enregistrent un album avec les meilleurs musiciens sénégalais, notamment Oumar Sow, le brillant guitariste de Cheikh Lo et Super Diamono, le guitariste Jimi Mbaye et les percussionnistes Mbaye Dieye Faye et Assane Thiam, tous membres du Super Etoile de Dakar de Youssou N’Dour. Le producteur canadien Mac Fallow apporte une certaine modernité à l’ensemble, tandis que la voix superbe et bouleversante d’une adolescente dénommée Mamy, donne une touche irrésistible à la chanson « Mariama ».
Si le duo est frustré que cet album, Yakaar, ne sorte pas immédiatement au Sénégal, ce contretemps leur portera finalement chance. En effet, lors de sa sortie au début de la campagne électorale de 2001, « Yatal Gueew » (l’élargissement du cercle), une chanson en faveur de la tolérance et de la coopération entre les différents groupes ethniques, sociaux et religieux du Sénégal, a un tel impact que le leader de l’opposition, Abdoulaye Wade, décide d’en faire sa chanson thème – et tous les 25 autres partis, sauf un, en feront de même! Lors de sa victoire, Wade reconnaîtra que cette chanson a joué un rôle non négligeable sur le déroulement de ces élections qui ont amené le remplacement par des voies démocratiques du parti en place depuis l’indépendance du Sénégal.

Suite à leur prestation au Barbican Center à Londres, Pape et Cheikh signent chez Real World et enregistrent au printemps 2002 dans les studios du label avec le producteur Ben Findlay. Ce nouvel album, Mariama, propose un regard riche et cohérent sur l’Afrique traditionnelle et moderne. Mariama conjugue un profond respect pour les thèmes chers à la culture africaine et un rare talent pour introduire les éléments nécessaires à la réalisation d’une chanson moderne vraiment universelle.